L jusqu’à l’infini

10150703_10202173205988719_6611603447718150633_nC’est parti d’un simple post sur Facebook des rappeurs du collectif de L’entourage disant qu’il avaient  besoin d’un « entourage ».  Il s’agissait de former des street team  à Paris, Lyon, Toulouse, Lille pour promouvoir leur album et bombarder les plus grandes villes de France de stickers et d’affiches.
Hop Hop Hop, j’ai pas hésité une seconde, j’ai envoyé un mail à l’Entourage qui m’a répondu aussitôt et j’ai pris part à la street team de Paris constituée de 5 filles et 7 garçons : Rose, Vic, Laurie, Ines, Jisbar, Ona, Raph, Guillaume, Victor, Simon et moi-même. Le premier contact via notre groupe facebook s’est fait avec évidence. Ce fut la rencontre « de plusieurs fous trop déter à soutenir le L » comme le dirait Vic. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois, lors de l’écoute privée de l’album Jeunes Entrepreneurs en avant-première. A cette occasion, je me suis démenée pour organiser une photo groupée  de notre street team avec l’entourage, après avoir demandé à Doums, Mekra, 2zer, Alpha et Eff Gee…
Depuis, avec la ST on s’est souvent retrouvé, chez Jisbar pour des réunions et organisations, au Label pour récupérer les stickers et affiches, pour les missions « on a retourné Paname en long large et travers »…

On a tout donné. Aller chercher 30 kilos d’affiches à St Ouen à pied et en métro, trouver la colle, appliquer stickers et affiches dans le métro, les cabines téléphoniques, l’envers des panneaux de signalisation,  se balader sur les Champs Elysées avec des stickers dans le dos et tweeter plus de 1000 fois en une journée pour la séance dédicaces,… Cette ST est devenue une famille « on dirait qu’on se connait tous depuis longtemps » souligne Raph. Une ST avec un esprit collectif, solidaire, drôle… Tatiana qui s’était jointe à nous vers la fin, le rappelle «On se connaît depuis peu et pourtant on est très soudé  ».
Comme dirait Rose « Y a de l’amour entre nous ». « Au fil du temps j’ai trop envie de vous retrouver pour qu’on puisse faire des folies » déclare Vic.

Hier, c’était la sortie de l’album Jeunes Entrepreneurs, enfin ! Ce fut un plaisir énorme de pouvoir aider le L à « percer », à promouvoir leur album leur rendre un service, les défendre… « On se sent importants parce que des gens comptent sur nous ! » acclame Laurie.

L’aventure n’est pas finie, il y a encore le concert, le 14 juin ! Ne vous inquiétez pas vous allez encore croiser le L à tous les quatre coins de rue, on va montrer qui est-ce qui domine à Paname !

Un Grand « L’ jusqu’a l’infini » pour cette ST de fous comme dirait Guillaume.
Et merci au label Believe Recordings sans qui nous n’aurions pu faire tout ça!

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Première du S-Crew : Ça s’enjaille à Paname !

Ça faisait deux mois et deux jours exactement que j’avais acheté ma place et celle de mon frère pour le concert du groupe de rappeurs, S-crew, deux mois d’impatience et de hâte.  S-Crew fait partie d’un collectif de rap hip-hop L’Entourage dont je connaissais déjà le groupe 1995. Nekfeu est d’ailleurs membre des deux groupes. En juillet dernier j’avais assisté, au concert gratuit de 1995 Place de la République à Paris et avais été complètement emballée. A présent  je n’avais qu’une envie, découvrir d’autres performances sur scène.

Samedi 7, c’est le grand jour. Dans le sac, appareil photo, billet de concert, pièce d’identité, carte Navigo.  Dans le métro, mon frère murmure « J’les connais, j’les connais », nous croisons Saïga du groupe de Phénomène Bizness. Une manière de se mettre déjà dans l’ambiance. Nous arrivons à la salle du Pan Pipper à 18h30, une multitude de jeunes qui font la queue,  vêtus de bonnet Carharrt, de bob, de Nike blazer, de doudoune, de sweat… La montée d’adrénaline nous fait oublier le froid. Après une heure d’attente, des vigiles vérifient nos sacs ainsi que nos billets et on rentre, enfin. On préfère oublier les vestiaires, garder la doudoune sur soi, et se rendre directement dans la salle afin de bien se placer.

Les lumières s’éteignent, seuls quelques spots restent allumés. Phénomène Bizness entre en scène  en première partie et chauffe le public avec des sons inédits (leur CD sort en janvier prochain) très rythmés et de battles qui ont conquis le public. Puis, dans un style plus lyrique, arrive le fameux Georgio qui interprète « Homme de l’ombre » puis « Saleté de Rap ». Une pause.

La scène est réaménagée. Le drapeau du S-CREW est déplié, des bouteilles d’eau ainsi que des serviettes sont disposés sur le côté droit de la scène. Sur le sol, des feuilles sont scotchées, je suppose qu’il s’agit des textes en cas de trou de mémoire. Le DJ Elite s’installe. La mélodie du morceau « Mac Cain » retentit, le public crie, saute, balance la main droite. Nekfeu, Framal, Mekra, 2zer Washington arrivent « Faut bien croire tout ce qu’on dit, oui, Paname c’est Brooklyn Passe le cash, j’te braque de rage quand c’est la hass, la routine » et voilà c’est le début d’une heure et demi de concert époustouflant. Ils enchainent leurs plus grands titres, ainsi que les anciens comme Métamorphose : « Vas-y, viens faire un tour là où des gars forts posent Les règles ont changé donc j’me métamorphose Y’a plus d’sympathie, j’ferai du Rap à vie ». Nekfeu sautille sur place, se jette dans le public, se fait rattraper par ses comparses. Le groupe scande « S-CREW », le public répond « BAISE TOUT ».

Surprise. Le groupe 1995 fait son entrée avec le titre « Flingue dessus » et rejoint Nekfeu. Et ça n’arrête pas, d’autres artistes viennent sur scène (Doums, Deen Burdigo, Piraterime…) pour des featuring. Ce n’est plus seulement le concert du S-Crew mais c’est un feu d’artifice réunissant une famille de rappeurs.

Les gens poussent, tentant de se rapprocher de la scène, on se prend des cheveux ou un bras dans le visage. Dans les premiers rangs,  on essaye de même de toucher les mains des rappeurs qui se penchent vers nous. Quand, après avoir épongé leur sueur, ils jettent leurs serviettes, c’est l’hystérie, autant chez les filles que les garçons. Je m’en suis prise une en pleine face, tous mes voisins se sont rués sur moi pour s’approprier l’objet fétiche, j’ai cru étouffer.

Puis arrive le moment du Pogo, le groupe sépare le public en deux. Ils scandent des phrases (que je n’ai pas comprise) puis brusquement une musique techno retentit et tout le monde saute de manière désordonnée comme s’il s’agissait d’une gigantesque bataille. Sur scène, S-crew rejoint par tous ses invités fait de même. C’est un peu le bordel mais réjouissant !

Le premier concert Parisien du S-Crew  embrase le public et se termine sur leur plus gros son « Refré, j’veux danser, j’vais tenter la danse du gars bourré Autour du S-Crew, c’est là qu’tout Paris s’cale ».

Evidemment je n’ai qu’une envie, c’est de revenir. Pour l’heure, avec le frérot, on est tellement heureux, qu’on joue les groupies. Mais au moment, où on arrive pour prendre une photo avec Nekfeu le voilà qui part en disant « désolé, désolé ». J’ai le seum, lui cours après, obtiens une photo, il repart, je lui demande à nouveau « S’il te plaît, fais une photo avec mon frère, ce concert c’est un cadeau pour lui ». Et là, il accepte. J’apprécie. Non seulement c’est un artiste génial mais c’est aussi un type abordable et généreux.

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