Première du S-Crew : Ça s’enjaille à Paname !

Ça faisait deux mois et deux jours exactement que j’avais acheté ma place et celle de mon frère pour le concert du groupe de rappeurs, S-crew, deux mois d’impatience et de hâte.  S-Crew fait partie d’un collectif de rap hip-hop L’Entourage dont je connaissais déjà le groupe 1995. Nekfeu est d’ailleurs membre des deux groupes. En juillet dernier j’avais assisté, au concert gratuit de 1995 Place de la République à Paris et avais été complètement emballée. A présent  je n’avais qu’une envie, découvrir d’autres performances sur scène.

Samedi 7, c’est le grand jour. Dans le sac, appareil photo, billet de concert, pièce d’identité, carte Navigo.  Dans le métro, mon frère murmure « J’les connais, j’les connais », nous croisons Saïga du groupe de Phénomène Bizness. Une manière de se mettre déjà dans l’ambiance. Nous arrivons à la salle du Pan Pipper à 18h30, une multitude de jeunes qui font la queue,  vêtus de bonnet Carharrt, de bob, de Nike blazer, de doudoune, de sweat… La montée d’adrénaline nous fait oublier le froid. Après une heure d’attente, des vigiles vérifient nos sacs ainsi que nos billets et on rentre, enfin. On préfère oublier les vestiaires, garder la doudoune sur soi, et se rendre directement dans la salle afin de bien se placer.

Les lumières s’éteignent, seuls quelques spots restent allumés. Phénomène Bizness entre en scène  en première partie et chauffe le public avec des sons inédits (leur CD sort en janvier prochain) très rythmés et de battles qui ont conquis le public. Puis, dans un style plus lyrique, arrive le fameux Georgio qui interprète « Homme de l’ombre » puis « Saleté de Rap ». Une pause.

La scène est réaménagée. Le drapeau du S-CREW est déplié, des bouteilles d’eau ainsi que des serviettes sont disposés sur le côté droit de la scène. Sur le sol, des feuilles sont scotchées, je suppose qu’il s’agit des textes en cas de trou de mémoire. Le DJ Elite s’installe. La mélodie du morceau « Mac Cain » retentit, le public crie, saute, balance la main droite. Nekfeu, Framal, Mekra, 2zer Washington arrivent « Faut bien croire tout ce qu’on dit, oui, Paname c’est Brooklyn Passe le cash, j’te braque de rage quand c’est la hass, la routine » et voilà c’est le début d’une heure et demi de concert époustouflant. Ils enchainent leurs plus grands titres, ainsi que les anciens comme Métamorphose : « Vas-y, viens faire un tour là où des gars forts posent Les règles ont changé donc j’me métamorphose Y’a plus d’sympathie, j’ferai du Rap à vie ». Nekfeu sautille sur place, se jette dans le public, se fait rattraper par ses comparses. Le groupe scande « S-CREW », le public répond « BAISE TOUT ».

Surprise. Le groupe 1995 fait son entrée avec le titre « Flingue dessus » et rejoint Nekfeu. Et ça n’arrête pas, d’autres artistes viennent sur scène (Doums, Deen Burdigo, Piraterime…) pour des featuring. Ce n’est plus seulement le concert du S-Crew mais c’est un feu d’artifice réunissant une famille de rappeurs.

Les gens poussent, tentant de se rapprocher de la scène, on se prend des cheveux ou un bras dans le visage. Dans les premiers rangs,  on essaye de même de toucher les mains des rappeurs qui se penchent vers nous. Quand, après avoir épongé leur sueur, ils jettent leurs serviettes, c’est l’hystérie, autant chez les filles que les garçons. Je m’en suis prise une en pleine face, tous mes voisins se sont rués sur moi pour s’approprier l’objet fétiche, j’ai cru étouffer.

Puis arrive le moment du Pogo, le groupe sépare le public en deux. Ils scandent des phrases (que je n’ai pas comprise) puis brusquement une musique techno retentit et tout le monde saute de manière désordonnée comme s’il s’agissait d’une gigantesque bataille. Sur scène, S-crew rejoint par tous ses invités fait de même. C’est un peu le bordel mais réjouissant !

Le premier concert Parisien du S-Crew  embrase le public et se termine sur leur plus gros son « Refré, j’veux danser, j’vais tenter la danse du gars bourré Autour du S-Crew, c’est là qu’tout Paris s’cale ».

Evidemment je n’ai qu’une envie, c’est de revenir. Pour l’heure, avec le frérot, on est tellement heureux, qu’on joue les groupies. Mais au moment, où on arrive pour prendre une photo avec Nekfeu le voilà qui part en disant « désolé, désolé ». J’ai le seum, lui cours après, obtiens une photo, il repart, je lui demande à nouveau « S’il te plaît, fais une photo avec mon frère, ce concert c’est un cadeau pour lui ». Et là, il accepte. J’apprécie. Non seulement c’est un artiste génial mais c’est aussi un type abordable et généreux.

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Le retour

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Je ne pourrais pas intituler ce nouvel article « rentrée » puisque septembre, ça remonte à trois mois maintenant. Mais pourquoi pas « nouveautés » ou « Le retour »?

Oulala on ne peut pas vraiment me considérer comme une vraie blogueuse. J’ai laissé tomber mon blog tellement de fois, puis l’ai repris et je trouverai toujours des excuses (le bac, les vacances, le travail, la rentrée, la fac…). Oui oui, je trouverai toujours des excuses de toute manière.

Et bien, cette fois-ci, c’est décidé je reviens pour de bon. Je ferai en sorte de mettre régulièrement des nouveaux articles sur un peu de tout, expositions, photos, musées, musiques, nouvelles aventures… De quoi écrire.

Mon dernier article remonte donc à mars et il s’est passé énormément de choses depuis. Concours, résultat du bac, acceptation à l’université, job d’été dans les Landes, rentrée. Un petit résumé s’impose, non ? Donc, mois de mars, j’ai passé le concours pour l’école de Sciences Po à Villepinte (école dans laquelle je tenais absolument rentrer auparavant), les résultats ont été négatifs, mais je n’étais pas mécontente puisqu’avec le temps je me suis rendue compte que cette école ne me correspondait pas tant que ça et ce fut une bonne expérience dans tous les cas. Juin, examens du bac et résultats positifs en juillet puisque je l’obtiens avec la mention assez bien section européenne anglais. Je suis donc acceptée à la Sorbonne Nouvelle en LEA anglais-allemand. Je me rends ensuite dans les Landes pour travailler dans un camping à Lit-et-Mixe où j’avais travaillé l’an dernier, j’ai donc retrouvé mes anciens collègues mais ainsi que des nouveaux. Une saison qui s’est passée dans la joie et la bonne humeur, et je n’ai bien entendu pas raté toutes les fêtes traditionnelles (Dax, Bayonne, Parentis…). Septembre, la rentrée comme tout le monde mais qui se fait pour moi à la fin du mois. Je suis rentrée dans un nouvel univers et ai quitté l’univers du lycée. Ça change mais ça fait du bien. Etant donné que j’habite à l’extérieur de Paris, dans la banlieue, je suis amenée à faire les allers retours tous les jours. Je dois avouer qu’au début je trouvais ça excitant mais au fil du temps je ne trouve ça plus autant amusant de prendre le train, ça devient fatiguant. Habiter à l’extérieur de Paris, ça veut dire prendre une longueur d’avance. J’ai tendance à aimer prendre mon temps le matin donc quand je commence à 8h30, je suis debout à 5h40… pour prendre le train à 7h20, il faut compter quand même le temps de marche pour aller à la gare, je pars de chez moi à 7h. Heureusement que je ne commence qu’une fois dans la semaine à 8h30, et que le reste du temps je commence beaucoup plus tard. L’emploi du temps est beaucoup plus léger, mes journées sont très courtes mais par contre je n’ai pas de pause entre les cours. J’étudie donc les langues, anglais et allemand. En cette première année, on revoit la grammaire, les bases, on fait de la traduction, de la phonétique, on apprend également l’histoire des pays anglophones (Etats-Unis et Angleterre) et de l’Allemagne, du droit et de l’économie. Dans quelques matières, les profs nous donnent régulièrement des devoirs mais sinon, il faut s’autogérer et ne compter sur personne. Je suis en contrôle continu, donc par semestre nous avons deux fois des contrôles par matière. A la fac, on est libre mais il faut savoir ne pas en abuser.

Aller à la fac à Paris, c’est aussi connaître la joie des transports et les problèmes réguliers avec la SNCF mais c’est aussi pouvoir prendre le temps de visiter des expos et musées régulièrement, se promener, découvrir un vrai quartier, sortir, et aller se promener dans le Jardin des Plantes, oui, il est situé juste à côté de ma fac. Je le traverse d’ailleurs régulièrement pour aller en cours, c’est beaucoup plus agréable que prendre le métro, le bus, ou encore passer par les rues étroites où je suis en arrêt en train de regarder par terre pour éviter de marcher sur une crotte de chien.

Photo prise par moi: Le Jardin des Plantes

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